06.06.2008
Sortie de bureau
Ça y est je refais surface. Certaines d'entre vous aurez peut être même remarqué mon absence totale de la blogo depuis 2 jours. Ceci s'explique par de la fatigue extrême, et surtout, le fait qu'hier je n'étais pas au bureau.
Et pas que moi d'ailleurs. Hier c'était la sortie de bureau. Oui madame! Notre gentil employeur paye à chaque été une sortie de bureau. Il faut entendre par là une sortie plein air tous frais compris. La nôtre était hier. Dans un grand parc régional à 45 min de Montréal. Et franchement c'était bien!
Nous avions tous rdv au boulot à 9h, co-voiturage oblige. Évidemment on est parti avec 45 min de retard. On a eu de la chance, car, comme à Paris, il pleut tout le temps. Sauf hier. Hier il a fait un temps tout simplement magnifique. Toutes les voitures se retrouvent au parking, puis on prend la route du refuge. Oui parce qu'il y a plusieurs refuges dans le parc, et un refuge nous était réservé (en cas de pluie). Première désillusion, le temps s'est couvert, et surtout SURTOUT, il y a des moustiques PARTOUT. Pas mal tout le monde avait prévu et avait des vêtements longs, mais là, franchement, j'en avais jamais vu des aussi voraces et vicieux. Ils passaient même au travers des jeans! Et ici on a pas les petits moustiques de rien qu'il y a en France. Nooon ici c'est des monstres vils. Et cette année, comble du bonheur, changements climatiques obligent, il y en a 10 fois plus que la normale. Autant dire qu'on s'enfilait tous des claques à qui mieux mieux. On se rend tout de même au refuge. Perdu au milieu des bois (où il y a bien évidemment beaucoup plus de moustiques qu'au "soleil"). Ça faisait limite film d'horreur. Une espèce de cabane bivouac en bois datant de matusalem. Le truc tout sauf accueillant.
La parc offre plusieurs choix d'activités: de la pêche à la truite, du volley ball, des sentiers d'ornithologie, des sentiers pédestres, et... de
l'équitation! Je ne sais pas si je vous ai jamais parlé de mon amour des chevaux et de l'équitation? J'en ai fait longtemps quand j'étais au collège, mais depuis que je suis à Montréal, c'est trop compliqué, j'ai dû arrêter. Si vous saviez comme ça me manque. L'équitation n'est pas un sport comme les autres, parce qu'elle implique d'être en communion avec le cheval qu'on monte. C'est une histoire de confiance, de complicité. C'est s'occuper du cheval avant, et après l'avoir monter. C'est l'histoire d'une belle relation. Et ça ça me manque. En plus qui peut nier qu'un cheval c'est juste magnifique! Tout ça pour dire que, dès que j'ai l'occasion de faire de l'équitation je saute dessus, même si on parle de faire une rando avec un guide, à la queue leu leu, où les chevaux n'ont limite pas besoins d'être guidés tellement ils connaissent le chemin par coeur, et que les cavaliers n'ont pas tous le même niveau. Ce qui était le cas hier.
À peine arrivé au refuge donc, il a fallu partir pour l'équitation (quel dommage!) Nous étions 5 filles (quelle surprise...). Toutes complètement ébahies devant nos chevaux. Comme toujours, il y en a qui se démarque plus que les autres, et comme toujours on se bat pour l'avoir. Là on parle de se battre très littéralement. Mais en restant gentilles, on est quand même collègues avant tout. Bref je n'ai pas eu le cheval tant convoité mais qu'importe le mien était très bien aussi! Il y avait donc le magnifique (2e photo), au nom très évocateur, Big Daddy, le mien, Bobino (1ere photo), et Gibraltar, Skippy, et Mélodie. Deux cavalières débutantes quasi terrorisées par les chevaux, 2 très à l'aise, et moi qui en avait fait un peu plus. Une fois tout le monde en scelle, la base expliquée aux débutantes, on a fini par partir. Et pile à ce moment-là le soleil à décidé de pointer son nez, pour notre plus grand bonheur. Nous avons fait une magnifique balade d'une heure très agréable, et décidemment trop courte!
Sur le chemin du retour au refuge (pour le repas du midi) nous avons croisé une bonne partie du groupe (nous étions 26 en tout) sur le terrain de volley-ball. Et c'estlà qu'on a vu une fausse minie plage juste à côté. Le soleil de 1h tapait de plein fouet, et en vraies filles que nous sommes, nous nous sommes toutes écrasées dans le sable, face au soleil, pour se faire bronzer. Quand la partie de volley a finalement pris fin, nous avons rejoin à contre coeur le refuge pour le repas.
Quelle ne fut pas notre surprise de se rendre compte que les organisateurs avaient pris l'initiative de déplacer les tables hors du refuge, sans la clairière juste à côté... au soleil! Par contre bonjour les moustiques! Là pour le coup on en a tous pris pour notre compte. Et le repas lui? Un vrai régal! Un vrai méchoui fait pas un traiteur qui nous l'a livré sur place, donc encore tout chaud! Avec des baklavas en dessert. D'ailleurs il en est tellement resté que nous en avons eu pour le lunch ce midi! Et qu'il en reste encore!!
Après avoir digéré et lézardé au soleil, nous sommes repartis.... lézarder au soleil! Ah ben oui hein, on le voit tellement rarement que quand il est là on en profite autant qu'on peut! Et pis on en avait marre de servir de buffet aux moustiques! Plusieurs ont repris la route du terrain de volley. Certaines d'entre nous avons voulu nous installer sur le bord de l'espère de pseudo plage. Mais on s'est rapidement fait dire qu'on n'avait pas le droit... grosse déception. Du coup on a choisit de prendre "the next best thing": on s'est étalé dans le sable dans le parc pour enfants (tobogans, balançoires etc). Et comme ça on pouvait regarder les gars (et quelques filles) jouer au volley. Et on a fait ça tout l'aprèm. Résultat, ce matin, tout le monde est rouge, avec différents degrés d'intensité. Enfin moi je suis un peu rouge sur le nez et les joues et un peu sur un bout d'épaule. J'avais mis de la crème par deux fois, mais ma bretelle a dû bouger et du coup ça a cramé! Mais je m'en fiche, j'ai pris des couleurs c'est déjà ça.
Raconter comme ça la journée n'a pas l'air palpitante. Évidemment des groupes se sont formés, généralement des groupes d'âge. Tous les jeunes étions donc ensemble (plus de la moitié), et donc on a dit pas mal de conneries toute la journée et on a beaucoup ri. On apprend à connaître des nouvelles facettes de ses collègues, ou en connaitre certains tout simplement, qui ne sont pas dans le même service ou le même bâtiment etc. Ça me permet encore une fois d'affirmer que vraiment j'ai de la chance, j'ai vraiment des supers collègues. (la veille on avait encore été prendre une bière au pub à côté. Toujours aussi bonne ambiance)
Une fois de retour à Montréal, une bonne partie du groupe s'est retrouvée chez une des collègues. Moi j'avais déjà des plans, je n'ai pas pu y aller. Je pensais les rejoindre après, mais j'avais un mal de tête carabiné, rien à faire. Il fallait que je dorme. Résultat à 11h j'étais au lit et je dormais comme un bébé! (je ne dors que très rarement avant 1h du mat!) Je ne me suis même pas rendu compte quand Chéri est venu se coucher. Ce qui me rassure, c'est que tout le monde était dans le même cas. Je crois qu'on a pris un peu trop de soleil tous. Pour ceux qui sont allés chez la collègue, ils sont partis à... 2h du mat! Inutile de dire qu'ils sont un peu beaucoup zombis aujourd'hui hihi.
Voilà donc hier j'ai passé une excellente soirée, et aujourd'hui c'est vendredi, demain c'est enfin le week end, et... il pleut! Vraiment on aura eu trop de chance!
15:08 Publié dans Une princesse au boulot | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : équitation, chevaux, travail, boulot, collègues, soleil
19.05.2008
Mes petits bonheurs
Aujourd'hui il pleut. Des cordes. Aujourd'hui c'est férié ici. Aujourd'hui je dois aller bosser!
Si vous saviez comme je manque de motivation! Mais bon comme c'est moi qui décide d'y aller parce que je sais que sinon je vais bien trop morfler tout le reste de la semaine (d'ailleurs je vous préviens de suite, cette semaine je risque de me faire rare), j'y vais quand ça me chante, que là il est 13h, et que je suis toujours chez moi. Après cette note, je me bouge.
Aujourd'hui donc, pour égayer un peu la journée, je vais vous faire partager mes petits bonheurs. En fait c'est une idée de note que je mijote depuis un petit moment, et que j'avais plutôt imaginée pour le dimanche. Hier je n'ai pas pu, je lance donc la rubrique aujourd'hui. À tous les dimanches, je vous ferai part de mes petits bonheurs de la semaine. Je vais tenter d'en mettre au moins 7, un par jour de la semaine, mais le nombre sera variable d'une fois à l'autre, me connaissant. Je tiens à cette rubrique, parce qu'elle me force à rendre hommage à tous ces petits trucs que le l'on prend parfois pour acquis, et qui pourtant nous rendent la vie si douce.
Voici donc la première mouture:
1. La famille
Ma cousine est en visite chez moi. Elle est arrivée samedi en début d'aprèm. Nous allons voir un concert demain, et en plus comme c'est un long week end, elle en profite. Ma famille habite loin. Ou plutôt j'habite loin de ma famille. Je ne les vois pas très souvent. Et nous sommes tous très semblables de caractères et physiquement. Et donc quand on se réunit c'est toujours la foire. Parce que ma cousine est de passage, nous en avons profiter pour inviter mon cousin qui lui habite ici, mais que je ne vois pas plus souvent que s'il était avec le reste de la famille. Hier soir donc, il y avait chez moi, en plus de Chéri et ma cousine, mon cousin (et son copain, oui mon cousin est gay), ma soeur et son copain, et ma maman. Et quel bonheur! On a bien ri, on a bien bu, et franchement, c'est là qu'on se rend compte que la famille c'est merveilleux, mais aussi que la génétique c'est extraordinaire! On se voit de moins en moins souvent, et pourtant on se ressemble de plus en plus! Dans les rires, dans les manies, dans les goûts. On voit bien assez rapidement qu'on fait vraiment partie de la même famille!
2. Mes chats
Je vous le dis de suite, ce petit bonheur risque de revenir souvent, mes minettes étant pour moi une source intarissable de bonheur et de joie. Mais aujourd'hui je veux parler plus particulièrement du concerto de ronrons auquel j'ai droit tous les matins. Vous le savez, les matins sont pour moi pénibles et je les ai en horreur. Mais mon coeur fond et un grand sourire se dessine sur mes lèvres quand, au premier signe de mon réveil, mes deux miss me sautent dessus et ronronnent, comme pour me souhaiter bon matin. Elles restent couchées sur moi le temps que le lise vos blogs. Et ça, ça pour moi c'est vraiment du pur bonheur. Un moment privilégier partager entre moi et elles (elles ne font pas ça avec Chéri).
3. Fin de ma période d'essai
Ça y est mes 3 mois d'essai au boulot sont finis. Je les ai passé haut la main. À vrai dire j'avais zappé que j'étais à l'essai, pour vous dire à quel point je ne m'inquiétais pas, mais n'empêche, ça fait toujours plaisir de savoir que c'est fini, et que l'on fait l'affaire.
4. Piqui niquer avec les collègues
En début de semaine il a fait très beau. Autour du boulot il y a quelques parcs si on peut les appeler comme ça. Avec des tables pour manger. Comme je suis nouvelle, je ne suis pas encore rentrée dans les habitudes des gens. En hiver si, mais les anciennes habitudes d'été je ne les connais pas encore. Une de celles-là c'est d'aller pique niquer certains midi. Souvent, on oublie de m'inviter. Je ne crois même pas que ça soit délibéré. Mais je ne fais pas parti d'un groupe. En plus mon bureau est le dernier au bout du couloir. Alors forcément on me zappe facilement. Mais cette semaine mon collègue est revenu me chercher pour m'inviter à les suivre. C'est la deuxième fois que je vais manger avec eux. Nous sommes tous jeunes et on se marre bien (les âge s'étalent entre 31 ans et 24 ans), et manger au soleil, ça fait du bien quand on passe sa journée devant un écran d'ordi!
5. Le retour de la saison des BBQ
Je suis une vraie carnivore. À Paris nous avions un mini BBQ (barbecue) qui était en fait un grill électrique sur pattes que l'on peut mettre dehors. Donc pas un vrai BBQ. En plus la culture du BBQ est beaucoup moins répandu qu'ici. Ici c'est une vraie religion l'été. Il y a 3 semaines nous en avons acheté un vrai, petit, pour le balcon, mais un vrai, à gaz et tout le tintouin. Et nous avons officiellement ouvert la saison cette semaine. Presque tous les jours nous avons mangé du BBQ, et ya pas à dire c'est drôlement bon!
6. Faire une balade avec mes chiens
Je vous en ai déjà parlé, j'ai un chien. Un gros chien. Et ma soeur en a un petit. Le mien est trop gros pour que je puisse le prendre en appart. Mais c'est un vrai amour. Un vrai bébé. La joie que me procurent mes chats n'a d'égal que l'amour que me porte mon chien. Une relation avec un chien, n'a rien à voir avec une relation avec un chat. Et mon gros bébé, mon Jazz, me manque beaucoup. Et celui de ma soeur par extension aussi évidemment. Cette semaine il faisait beau, et je suis allée faire une longue ballade avec eux. Il n'y a rien au monde qu'ils aiment plus que d'aller se ballader avec nous. Ils étaient tellement heureux! Et crevés à la fin aussi!
7. Regarder Bridget Jones en rediff à la télé
Vendredi, quand je suis rentrée de ma journée sans fin, je me suis écrasée devant la télé. J'avais un besoins urgent de me ramollir le cerveau, et j'ai été servie: une rediffusion de Bridget Jones. Enfin le 2e. Mais peu importe. C'est léger, c'est drôle, c'est agréable pour les yeux (aah le beau Mark Darcy) et c'est pile poil ce qu'il me fallait!

14:22 Publié dans Les petits bonheurs de la princesse | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : chats, chiens, famille, bridget jones, collègues, travail, bbq
21.03.2008
La Francophonie au coeur
Hier, 20 mars donc, c'était la Journée internationale de la Francophonie. Le titre de la note était le slogan pour l'année 2008. Pourquoi je vous en parle aujourd'hui plutot qu'hier. Mais pour vous raconter ma journée pardis! Comme vous le savez je bosse dans une OI. Cette OI oeuvre pour la Francophonie. Bon alors tout de suite, les petits malins qui pensez que je bosse pour l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), c'est loupé. J'y ai été consultante pendant mon séjour à Paris c'est vrai, mais non je ne bosse pas pour l'OIF. Des OI qui bossent pour la Francophonie il y en a vraiment pas mal beaucoup. Bon évidemment elles n'ont pas toutes le même statut, la même ampleur, la même vocation et surtout, pas toutes la même portée. Enfin donc bref pour nous, le 20 mars c'est important.

Pour marquer le coup, un petit comité a été chargé d'organiser une activité le midi. Au final ça s'est transformé en Question pour un champion de/sur la Francophonie. On participait sur une base volontaire évidemment. Quand j'ai vu ça, j'ai pas pu résister! Je crois vous avoir déjà parler de ma passion pour le Trivial Pursuit. J'adore tous les jeux de question sur la culture G. Donc Question pour un champ' j'adore aussi. J'avais jamais eu la chance de jouer "pour de vrai" avec des équipes, des prix etc. Donc comme je disais, j'ai sauté sur l'occas.
Les équipes ont été tirées au sort parmis les employés qui ont accepté de jouer, et quelques invités. Même si les noms étaient tirés au hasard, j'ai eu l'impression d'être de retour au collège, en cours d'EPS... j'ai été la dernière pigée... En sport aussi j'étais toujours ou en tout cas très souvent la dernière. Parce que forcément j'étais à la base très douée, mais en plus j'étais rarement pote avec les capitaines d'équipe, donc je pouvais rarement compté sur ça pour être choisie. Combien de fois je me suis retrouvée dans les 2 dernières personnes repêchées, et là tu voyais le capitaine de l'équipe qui hésitait comme un dingue pour trouver laquelle des 2 personnes allait être la moins dommageable à la précieuse équipe qu'il avait si stratégiquement sélectionnée. Et là de voir que t'es même pas choisie. Tu as une équipe, mais vraiment juste parce qu'il n'y avait pas de choix. Et le capitaine qu'est trop dégouté de te voir arrivé dans ses rangs. Que de bons souvenirs...
Évidemment hier c'était pas aussi pire, on a plus 13 ans, c'était tiré au sort. Mais j'ai quand même eu de mauvais flashbacks.
Première manche, deux équipes s'affrontent. Les deux autres, dont la mienne, regardent et mangent au buffet. Deuxième manche, c'est à nous de jouer. C'est bien fait, c'est bien organisé avec une personne qui pose les questions, une personne qui fait juge et pointage, et encore une personne en cas de contestation de la validité de la réponse. Les questions apparaissaient sur un écran plasma. Et chaque équipe avait un "buzzer". Ou plutot un gros glaxon. Les deux faisaient des bruits distincts, pour mieux reconnaître les équipes. Pour chaque question, on a un droit de concertation de 5 secondes avant de répondre, la première réponse donnée étant la bonne. Notre stratégie était donc d'appuyer systématiquement! Et pis après de voir si on avait la réponse! Ça a marché, on a écrasé la première équipe.
Troisième et dernière manche, on affronte l'équipe gagnante de la première manche. Pour l'anecdote, le fameux D. était dans l'autre équipe. Et il est très compétitif. Enfin de façon saine hein, juste pour le plaisir du jeu. Pas compétitif que si il perds il fait la gueule et il trouve plein d'excuses minables. Bref donc, lui il avait repéré la stratégie. Il faut dire aussi que lors de la première manche, lui et son équipe avaient fait une spectaculaire remontée pour finir par l'emporter. La troisième manche a donc été une guerre de Pouet pouet. C'était assez drôle. La pauvre juge! Notre équipe a démarré en lion, mais on a eu un léger passage à vide pendant lequel l'autre équipe a eu le temps de faire une impressionnante remontée. Mais on n'allait pas se laisser faire aussi facilement! La guerre de pouet pouet a repris de plus belle... et nous avons vaincu!!!!
Voilà, donc je fais partie de l'équipe gagnante du Question pour un champion de la Franco pour l'année 2008. J'étais bien contente! Pis aussi comme ça j'ai pris un minie revanche sur le passé: j'ai peut être été la dernière a avoir une équipe, mais, sans trop vouloir me la péter, j'ai quand même beaucoup contribuer à faire gagner mon équipe! Parce que comme je disais ces jeux je suis fan, et que donc je fini par avoir l'habitude. On se rend rapidement compte, qu'il y a des "trucs". Ya des questions qui se ressemblent beaucoup, et ya des façons de raisonner aussi.
Notre prix: Les oeuvres complètes de l'homme de lettres, ancien Président du Sénégal et père de la Francophonie, Léopold Sédar Senghor. Une toute nouvelle édition. Un très beau cadeau, tout à fait approprié pour l'occasion. Et pis des petits prix de présence. Et surtout, un très bon moment, avec mes nouveaux collègues. Pendant le jeu, j'ai pas pu m'empêché de me dire que quand même j'ai vraiment de la chance. Je suis vraiment bien tombée. La grande équipe de Montréal est vraiment super. J'ai aussi pu me rendre compte à quel point, à quelques exceptions prêt bien évidemment, à quel point donc, on est jeune! Je dirais près de la moitié de l'équipe est dans la trentaine. Ce qui rend le tout très dynamique.

17:22 Publié dans Une princesse au boulot | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : francophonie, 20 mars, question pour un champion, boulot, collègues
04.03.2008
Topo boulot
Original le titre de la note non? Au moins vous savez à quoi vous attendre! Depuis le temps que je promets de la faire cette note en plus!
Par contre je ne sais pas du tout par où commencer...
Bon je me lance et ça viendra comme ça viendra ok?
Alors... Après avoir cherché un boulot à Paris pendant plus d'un an, on m'en a enfin offert un!...à Montréal! Retour à la case départ. Bon ça par contre vous le savez déjà. Vous savez aussi que j'étais super dèg de quitter Paris. Je ne m'en suis d'ailleurs toujours pas remise. Départ précipité oblige, je n'ai pas eu le temps de me sevrer. Ya pas une journée où je ne pense pas ou ne parle pas de Paris. Bien évidemment, le fait que Chéri y soit encore n'aide en rien. Mais bon là je digresse. Je disais ça, parce que j'avais beau être dég, je ne saurais pas vous explique comment ni pourquoi, je savais que ce boulot il me le fallait. Qu'il était fait pour moi. Donc oui je partais, mais pour le boulot que je me suis battue pour avoir et qui, à mon avis, était fait pour moi. J'étais tellement sure de mon coup, que je n'étais pas nerveuse du tout le premier jour. J'avais déjà rencontré ma boss 2-3 fois à Paris, on c'était écrit maintes fois, et elle avait fait le voyage de Paris pour m'installer dans les bureaux de Montréal.
Bon alors oui, première particularité, ma boss est à Paris et moi je suis à Montréal. Elle vient ici environ 2-4 jours par 3 semaines. Plus ou moins. Par contre elle est relativement facile à joindre au besoins. N'empêche c'est sur que ça change une dynamique. Je fais donc partie d'une équipe de communications d'une organisation internationale. Nous sommes 3, plus ma boss qui est à Paris. Moi, le Nouveau et le Chef de projet dont j'ai parlé ici. Une équipe de mecs, dans un bureau de filles. Une équipe de jeunes aussi, notre moyenne (sans la boss) d'âge doit être de 27 ans. Ça donne une excellente dynamique. Remarquez des fois ça n'a rien à voir avec l'âge, j'aurais pu tomber sur des gros boulets. Mais non pas du tout. On s'entend super bien. Et pas juste avec mon équipe. En général ya quand même pas mal de jeunes. Ya aussi beaucoup de nouveaux. Ya un renouveau du staff, et j'ai beau n'être ici que depuis 5 semaines, je suis loin d'être la nouvelle arrivée. Mais du moins je me sens pas si perdue que ça aussi. De toute façon généralement parlant, au Québec, l'ambiance est toujours plus relaxe. On peut venir au boulot en jeans/baskets si on en a envie. Pas moi. Enfin je viens pas non plus en tailleur, parce que je me ferais dévisagée. Mais donc je porte un peu ce que je veux et ça c'est génial!
Un autre truc qui est bien c'est qu'on est super autonome. Par on j'attend moi et les 2 autres de mon équipe. Forcément quand la boss est loin... Il y en a qui pourrait voir ça comme un inconvénient. C'est vrai qu'au début ça me faisait un peu flipper. Parce que le Chef d'équipe était pas là, que le fameux D. dont j'ai aussi déjà parlé (cf plus haut), il changeait de département, et que le Nouveau ben il était pas encore engagé, et ma boss n'était là que pour 2 jours. Me suis dis que j'y arriverais pas. J'ai la mauvaise habitude de douter de moi. De mes compétences. Non c'est pas vrai, c'est pas vraiment ça. C'est plutôt un soucis de bien faire, et de ne pas décevoir, surtout au début, et donc j'aime avoir du retour de mes supérieurs. Surtout au début. Surtout quand on reprend le poste d'un autre et qu'il y a des attentes. Ceci dit je n'ai pas non plus repris le poste de quelqu'un. Enfin pas complètement. Un peu, mais ça je l'ai découvert sur le tas, surtout que certains essayaient sans scrupules de me refiler plein de trucs sous prétextes que c'était cette personne là qui faisait ça avant. Oui sauf que la dite personne avait passer plus de 30 ans dans l'organisation, et que son poste n'est pas le mien. Il a été redéfinit. Et ses tâches ont été redistribuées entre plusieurs personnes. Je me suis laissée faire au début mais plus maintenant. Parce que si ma patronne n'est pas là souvent, elle se sent d'autant plus protectrice de son équipe. Elle a un esprit clan très développé. Un peu comme une maman poule: on ne touche pas à ses poussins! Elle prend toujours notre parti, même souvent plus que nous-même, défend nos intérêt à tous les coups, etc etc Donc oui on est autonome, mais protégés. Disons qu'on a une très grande liberté de manoeuvre. Le premier jour la patronne l'a bien dit: « je me fou un peu beaucoup de comment tu fais tes trucs, pour moi ce qui compte c'est que tu arrives au résultat demandé dans les délais requis. C'est tout. Le reste c'est toi qui voit.» Ok ben cool. Ça veut aussi dire par exemple qui si on veut arriver 30 minutes plus tard le matin, mais finir plus tard on peut. C'est d'ailleurs ce que je fais. Mais il y en a aussi qui arrive carrément plus d'une heure plus TÔT! et donc forcément repartent plus tôt aussi. Moi ça ça me fascine. Moi je ne suis pas tout, mais alors pas du tout matinale! Menfin là n'est pas le sujet.
Donc, bonne équipe, patron loin, autonomie, marge de manoeuvre. Et moi là dedans? Comment je m'en sors dans mon boulot propre. Est-ce que je l'aime finalement ce boulot que je voyais comme ayant été inventé pour moi? Ai-je vraiment besoins de répondre?... Bien évidemment! Je suis super contente. Je sais ce que je fais, j'aime ce que je fais, je sais que je le fais bien, et que c'est ce que je sais faire de mieux. Et non seulement ça, mais je me sens appréciée. Pour la première fois, non seulement je me sens vraiment 100% à ma place, mais je me sens aussi prise en considération et respectée. Des gens plus vieux que moi (ça parait con à dire comme ça, mais je suis encore et toujours le bébé du bureau, et on a souvent tendance à me traiter en petite jeune débutante qui connait rien), ces gens là donc, prennent en considération mon opinion. On me demande mon avis, et pas juste pour la forme. On respecte et écoute ce que je dis. Je suis reconnue pour ce que je fais, et prise au sérieux. Mes collègues reconnaissent mes compétences dans ce que je fais, et respectent mon poste, c'est-à-dire que s'ils ont une question ou une demande qui relèvent de mon poste ou de mes compétences c'est moi qu'on vient voir. Et on ne passe pas par mes supérieurs comme ça a souvent été le cas dans d'autres boulot. Je pense en fait que le fais d'avoir un titre officiel ça change beaucoup de trucs aux yeux des gens. C'est bizarre, mais c'est comme si ça me donnait une certaine autorité, une certaine légitimité.
On peut aussi dire que pour la première fois ou presque, je suis contente de me lever le matin. Ok peut-être pas. Enfin si, mais quand même non... En gros ce que je veux dire c'est que je ne suis pas matinale, donc je n'aime jamais me lever le matin, mais c'est d'autant plus difficile de sortir du lit si je n'ai pas un bon motivateur. Un voyage je suis debout. De la visite je suis debout. Visite d'appart je suis debout. Mais boulot, cours, médecin, etc. Généralement c'est quasiment impossible de me sortir du lit pour des trucs pareil. Mais là ben je rechigne à me lever, mais c'est plus pour le principe, parce que quand même c'est tôt, mais une fois que je suis réveillée ben c'est bon et j'arrive tout sourire au boulot. Et ça c'est rare! Pourvu que ça dure!
Un autre truc qui est bien, c'est que j'ai un grand bureau à moi! Quand mon père a vu la photo il s'est exclamé que c'était un bureau de patronne! Il a surement dit ça pour me faire un velours, mais je sais que mon bureau est très convoité. Parce qu'il est grand, au bout du couloir donc tranquille, et qu'il a une grande fenêtre exposition Sud. Forcément ça fait des envieux. On se demande comment ça se fait qu'une petite jeune nouvelle a un si joli bureau. Ben c'est simple, comme je disais plus haut, j'ai repris en partie les fonctions d'un homme qui a passé plus de 30 ans dans cette organisation, et forcément, lui c'était légitime qu'il ait un beau bureau. Mais faute de place, il n'y avait que là qu'on pouvait me mettre. Ceci dit une réorganisation des bureaux est prévues pour le début du printemps, et j'ai bien peur de perdre mon joli bureau...
Autre chose qui risque de créer l'envie d'ici les prochains jours: nos ordis. Je dis d'ici les prochains jours, car les autres ne savent pas encore que nous allons recevoir de tous nouveaux ordinateurs. En fait ils sont déjà arrivés reste à les installer. Pourquoi le service com et pas les autres? Vous avez déjà vu un service com sans Mac vous? Parce que pour le graphisme on ne fait pas mieux. Mes deux collègues en font. Pas moi. Mais ma patronne est juste. Si 2 de l'équipe doivent avoir quelque chose, tous les autres (donc moi) vont avoir pareil. Du coup j'ai un super Mac moi aussi! Et vous connaissez mon amour pour les Macs! Donc je suis aux anges! Le tout beau, où le processeur se trouve dans l'écran. Rien que d'y penser je frétille de joie!
Dernier grand plus: les missions. Nous avons des bureaux à travers le monde. Et dès ma prise de fonction, ma boss m'a dit que je serais amenée à partir en mission. Pas aussi souvent qu'elle évidemment. Moi je pensais donc 1 ou 2 fois par année. Ce qui est déjà génial je trouve. Et là elle me dit, non vous ça serait plutôt aux 2 mois environ!!!! AUX DEUX MOIS!! En mission! Partout dans le monde!! Ah ben c'est quand vous voulez hein! Moi je pars direct! Je n'ai visité pratiquement aucun des pays dans lesquels se trouvent nos bureaux en plus! Doublement génial! Bref j'attend qu'on m'envoie! Ça fait 5 semaines que je suis là. Si je suis son raisonnement, mon tours ne devrait pas tarder à arriver n'est-ce pas?
Enfin voilà. Maintenant vous savez tout! Je suis comblée. Évidemment je ne vous ai pas parlé du salaire, des assurances et autres avantages, ni des vacances, parce que je ne veux pas me faire d'ennemis, mais là aussi c'est que du bonheur! Pourvu que ça dure!
15:12 Publié dans Une princesse au boulot | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : travail, boulot, montréal, emploi, bureau, collègues, communications
24.02.2008
Inattendu et troublant
Eh oui, on est dimanche, et je n'ai pas encore mis en ligne toutes les notes que j'avais promis pour la fin de la semaine! C'est maaal je sais, honte à moi! Mais des événements en dehors de mon contrôle, totalement imprévus, ont un peu chamboulés mon planning. Rien de grave je vous rassure, au contraire c'est plutôt positif.
Ça fait un moment que je vous promets un topo sur mon nouveau boulot. Cela va faire un mois que j'ai commencé, et je n'ai toujours pas abordé le sujet. Pas que ça se passe mal bien au contraire. Aujourd'hui je vais vous en parler... un peu. En fait je vais pas tellement parler du boulot, chose que je compte toujours faire, mais plutôt de vendredi soir.
Voyez vous, je travaille dans une organisation internationale, au service des communications. Dans ce service nous sommes une très petite équipe de 4 personnes, constituée de 2 mecs, moi, et notre patronnne, qui elle est basée à Paris. À mon Montréal je suis donc la seule fille de mon équipe. En plus d'être le bébé du bureau (pour faire changement...). À cela peut se rajouter un autre mec, qui ne fait plus officiellement parti de l'équipe COM. Depuis 2 semaines il a pris ses nouvelles fonctions dans un autre département, suite à un ouverture de poste à l'interne. Sauf que lui, que je vais appeller D. pour que ça soit plus facile à suivre, c'est à lui que je dois mon poste. C'est lui qui en a eu l'idée, c'est lui qui l'a "inventé" et qui a fait le descriptif de poste justement. C'est, à mon arrivée, aussi lui qui m'a TOUT montré, et plus. Je veux dire par là qu'il m'a appris ce dont j'avais officiellement besoins pour être opérationnel, et même plus, pour que je puisse vraiment tout saisir les subtilités de l'organisation. Bref je lui dois beaucoup! Maintenant qu'il est parti, c'est mon voisin de bureau qui est devenu chef du projet sur lequel on bosse en ce moment. Comme ma boss n'est là qu'une fois par mois, c'est plus ou moins lui mon patron. Même si on pense vraiment plus en terme d'équipe qu'en terme de hiérarchie. Et pis finalement il y a le 2e mec de mon équipe, qui lui remplace D. Il a pris ses fonctions cette semaine. Nous sommes donc une équipe relativement nouvelle, et aussi une équipe jeune, le plus vieux (hormis la boss qui elle même est assez jeune) a 32 ans.
Il faut savoir que, nos bureaux, physiquement parlant, sont dans deux édifices différents reliés par une passerelle. Une réorganisation des bureaux est prévue, mais dans l'immédiat, cela donne que le nouveau n'est pas dans le même édifice que nous, ce qui, il faut le dire est un peu con. Son bureau est à côté de celui de D. qui l'a formé pendant toute la semaine.
Vendredi en fin d'aprèm donc, D. et le Nouveau déboulent à notre étage, et viennent chercher mon voisin, le chef de projet (qui, j'ai oublié de le mentionner est un ami personnel du Nouveau). Ils ont prévu d'aller prendre une bière. Moi je sors dans le couloir pour discuter un coup avec eux, sans que l'idée me traverse l'esprit de les accompagner ou d'être offusquée de n'avoir pas été invitée. J'avais des trucs de prévus, rien de palpitant mais bon quand même, pis je me suis dis, c'est un truc entre mecs, en plus ils se connaissent déjà tous. Comme ils étaient sur le point de partir, D. me demande si je veux me joindre à eux, comme ça on fait une sortie équipe de COM. Ah ben ouais pourquoi pas tient! Pourquoi je ferais pas ça. Ça serait une première pour moi, jamais je n'étais sortie avec des collègues auparavant. Pis moi qui ne suis pas une pro de l'intégration par moi-même, c'est une excellente idée. Sans parler du fait que depuis que je suis rentrée de Montréal, je n'ai vu que 2 amis, très brièvement... Donc ok go je viens! Autant vous dire que j'ai fais des envieux. C'est un bureau de nanas, et moi je tombe dans une équipe entièrement masculine, et jeune, et pis les autres équipes ils sortent pas prendre des bières après le boulot. Moi je pense qu'on en a pour une ou deux heures à tout péter. Remarquez je suis pas pressée, mes plans sont facilement déplaçables et j'habite juste à côté. On arrive au pub vers 18h peut être. Même un peu avant. Et bien on est parti de là il était 23h passé. Et encore on ne se quittait pas, on ne faisait qu'aller autre part.
Ça a commencé donc vers 18h par une bière. Une tournée offerte par D. Les mecs étant des mecs, chacun veut offrir sa tournée. Ok moi je suis pour haha (c'est bien être une nana!). On discute de tout de rien. Des anecdotes de boulot. Des anecdotes sur notre vie. On parle voyage (on est tous d'origine différente), etc etc. Le principal, c'est qu'on ri, beaucoup même, on ne voit absolument pas le temps passer, et on a pas envie que ça arrête.
Ya de la musique qui joue, et à un moment c'est un morceau de salsa. Moi je bouge sur ma chaise, et je danse sur place en les écoutant. Et pis là je sors, un peu de nulle part je l'avoue, qu'il faudrait aller danser la salsa. Moi je dis ça comme ça, sachant qu'à chaque fois que je dis ça à un groupe de mecs ils sont très peu réceptifs pour dire le moins. Eh ben là, contre toute attente, les 3 disent ok c'est quand tu veux. Même que D. il renchérit et il dit, on y va ce soir! Moi je dis ok sans trop y croire, le Nouveau aussi est pour. Mon voisin de bureau aurait bien voulu, mais je pense qu'il avait trop peur de sa copine à qui il avait déjà dit qu'il aller être à la maison à 19h30...
Par contre je voulais aller me changer. J'était en robe pull en grosse laine, et col roulé donc très peu pour moi pour aller en boite. On passe à la maison je me change en 2 minutes. On repart. On jette notre dévolu sur un bar dansant qu'on connait tous. Première réaction: wow comment ça a changé! Deuxième réaction: wow comment on est vieux! Mais on avait payé l'entrée on s'est dit tant pis tant qu'on peut boire et danser. Donc bon on danse, on boit, la soirée se passe bien. Il faut rappeler qu'ici les bars/boites ça ferme à 3h du mat. Le Nouveau part vers 2h, il a trop mal au dos. Moi je pensais pas que D. voudrait rester, seul avec moi, alors que des 3 c'est lui le plus vieux, mais aussi celui qui danse le moins. Mais apparemment si, il reste.
Moi je continue à danser et là il me prend par la taille et me dit un truc à l'oreille. Forcément en boîte si on veut entendre ce que l'autre dit faut se le dire à l'oreille. Et pis là, aller savoir pourquoi, il se met à me parler de boulot. Je me dis "non! c'est pas possible je rêve!": le mec qui, depuis la sortie du boulot, est un vrai clown, il se met à me parler de boulot sur une piste de danse un vendredi soir (samedi matin) à 2h du mat. Je veux pas faire ma chieuse je le laisse parler. De toute façon je me dis que ça peut pas durer.
Il faut savoir qu'il est passionné par ce qu'il fait. De l'informatique, de la programmation. Moi je le laisse parler et je pseudo danse sur place en même temps. Et là plus ça va, plus ça part dans le philosophique. Et plus ça va, moins ça m'intéresse, mais en parallèle, plus ça va plus je suis accrochée à ses lèvres. Il parle avec une fougue et une passion c'est impossible de rester indifférente. Ça vient de plus profond de lui. Mais pas comme un informaticien passionné qui parle en termes supra techniques et tout. Non. D'abord parce qu'il n'est pas informaticien à la base, et ensuite parce que ça n'a rien avoir avec la technique. C'est plus basique que ça. Basique dans le sens d'essence. On dirait qu'il me parle de l'essence de la vie, de sa vie, comme si c'était le fondement de sa personne. Je n'avais jamais vu quelqu'un parler comme ça.
Je ne sais pas trop comment, il s'est mis à me parler de typographie. Oui oui vous avez bien lu, de typographie. Sujet à mes yeux ennuyeux s'il en ai un. Eh ben croyez-le (ou pas), je n'ai jamais suivi de conversation aussi sensuelle de ma vie. Parce qu'il parlait de typo, mais il aurait pu parler de traitement de déchets, des girafes en Afrique, de la fabrication artisanale du camembert ou je ne sais quoi, ça n'aurait fait aucune différence. J'étais totalement envoûtée par lui. Par cette énergie forte qu'il me transmettait. Il me tenait par la taille, et je sentais passer un courant c'était un truc de dingue. Il me parlait de typo et me prenait la main, et m'effleurait le bout des doigts et j'en avais des frissons. Lui était à fond dans son truc et m'a carrément dit "tu vois comment c'est sensuel la typo" et moi j'ai pas pu faire autrement que d'acquiscier, parce que toutes les particules de mon corps étaient excitées, alertes, électrisées. Il y avait vraiment quelque chose d'ultra sensuel dans tout. Après il a continuer à me parler de choses et d'autres, en me tenant par la taille, ses lèvres frôlaient mes oreilles, nos joues se touchaient et nos nez s'effleuraient. Et pas une ou deux fois, un peu bizarrement, du genre qu'on est mal à l'aise, parce qu'on a failli s'embrasser sans le faire exprès parce qu'on s'est penché la tête du même côté en même temps. Non non, c'était clairement volontaire. Enfin je pense. Je ne suis sure de rien. Tout ce dont je me souviens c'est sa main solidement posée sur le bas de mon dos, et de sa tête si proche de la mienne, et de cette sensualité latente, cet envoûtement. À un moment même, il m'a pris par la nuque et à collé son front au mien. C'était tellement fort!
Je dois quand même spécifier qu'il a une copine depuis longtemps, qu'il sait que mon Chéri vient s'installer très prochainement ici. Et je pense que ni lui ni moi ne cherchions à se séduire l'un l'autre. C'était complètement autre chose. Biensur que j'ai pensé au baiser. Ça serait mentir que de dire le contraire. Mais ce n'était pas tellement sexuel. C'était spirituel, comme pour faire communion, ne faire qu'un enveloppé dans cette énergie folle, cette aura, cette passion. Je vous en parle et je suis encore toute à l'envers! Et je me doute que tout ce que j'écris doit être assez confu. Un peu comme dans ma tête.
Maintenant je ne sais plus quoi penser. Bien évidemment j'ai réussi à garder la tête suffisamment froide pour me dire que Eh oh fais gaffe c'est quand même ton collègue! Que tu ne connais que depuis un mois! C'était ma première sortie entre collègues, mais je me rend bien compte que ce n'est pas toujours comme ça. Même entre lui et moi, je ne crois pas que ça se reproduise jamais. Pas parce que je ne le laisserais pas arriver, mais parce que c'est le genre de truc qui arrive comme ça, une fois, sans raison. Enfin c'est ce que je me dis. J'aimerais savoir si il a ressenti la même chose que moi. Peut être pas, peut être qu'il fait le même effet à plusieurs personnes et il s'en rend même pas compte. Peut être que c'était pour me tester. Ou je ne sais pas. En même temps je ne vois pas pourquoi. Il était tellement généreux. Pas matériellement, mais j'ai l'impression qu'il m'a tellement donné. Et on ne se donne pas comme ça. Ce n'était pas juste une partie de lui, j'avais vraiment le sentiment que ça venait du plus profond de ses entrailles, que c'était vraiment l'essence de lui. En même temps je serais incapable de dire ce que c'était. De le qualifier, mais je l'ai ressenti puissance 1000. Vraiment, vraiment une expérience forte et unique. Et comme vous le devinez, j'en suis totalement troublée. Je pense que le mieux c'est que je ne ressasse pas trop, que je n'y réfléchisse pas trop et juste que je garde en mémoire cet instant magique.
N'allez pas penser que je suis en train de tomber amoureuse. C'est complètement autre chose. Un truc indéfinissable. Je n'exclu pas l'idée que ça pourrait arriver, ou plutôt que ça aurait pu arriver si je n'avais pas eu mon Chéri. Mais encore là je ne crois pas que ça aurait été de l'amour. C'est plus un genre de fascination, d'hypnotisation, d'admiration même. Du vrai de vrai charisme à l'état pur.
Je sais que lundi, on se croisera, et ça sera comme avant. Je sais qu'on en reparlera jamais, et quelque chose me dit que lui il n'y a même pas repensé. Pas qu'il s'en foute, mais il est comme ça. Il se donne à 100% dans le moment présent, et il a cette capacité inouïe de passer à autre chose l'instant d'après, comme si de rien n'était. J'envie les gens qui ont cette capacité. Moi clairement pas, sinon je ne serais pas là à me perdre dans mes explications, pour essayer de vous faire partager un truc que je ne maîtrise pas moi même. D'ailleurs je crois que c'est suffisamment confu et long, je vais m'arrêter là.
Et vous, vous avez déjà connu un truc pareil? Ou semblable?
Vous êtes sortis avec vos collègues? Vous croyez que je ne suis pas assez méfiante? Ou que je me prends trop la tête? Éclairez-moi de votre sagesse!
PS: ce soir c'est les Oscars, dès que c'est fini je vous fais un topo robes. Oui bon je peux aussi vous donner les gagnants (surtout si Marion Cotillard gagne), mais pour les Oscars c'est surtout les robes et les bijoux! Avec ma maman on s'est prévu une petite soirée, écran télé haute définition, gros fauteuils, popcorn et bon vin (pas forcément dans cet ordre d'ailleurs). Et commentaires sur toutes les robes! Où est le plaisir sinon!?
EDIT: Je confirme, c'est comme si de rien n'était. On s'est tous vu hier, parce que c'était l'anniversaire du Nouveau. Ben rien. Enfin ils ont tous mentionné qu'ils avaient trop bu (à ma grande surprise d'ailleurs) mais sinon rien. Ça vaut pour moi aussi. Je veux dire par là que maintenant qu'on s'est revu le charme est brisé. Enfin si je repense à ce moment là non ça me fait encore tout chose, mais sinon rien quoi. Ni plus ni moins qu'un collègue avec qui je m'entends super bien.
15:25 Publié dans Princesse diaries, Une princesse au boulot | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : boite, ivresse, collègues, sensualité, envoûtement, passion, énergie


























